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Noureddine
Ben Yahmed dit Diwa
"LE SORCIER"
De son vrai nom Noureddine Ben Yahmed, il est né le
26 février 1937 à Rahbet Gh'nem à Tunis.
Il voyage à travers les quartiers de Tunis pour faire
une démonstration de son talent et croiser d'autres footballeurs
en herbe tels Farzit,Jebali,Mohieddine etc. En 1949, il signe
sa première licence à l'Espérance et se
distingue,D'emblée, par sa technique dépuillée,
sa vivacité et son sens du ut. En janvier 1952, les événements
le perturbent au point de signer deux licences, une à
l'EST puis une autre au ST, une légéreté
qui irrite Chedly Zouiten lequel le déclare indésirable
à l'Espérance, malgré la nette volonté
des autres dirigeants de conserver le joueur au don évident
et à l'avenir certain. Ainsi, Noureddine Ben Yahmed se
retrouve providentiellement stadiste et débute sa carrière
en 3ème division. Un test face à l'Avenir Musulman
s'avère concluant avec 3 buts à la clé.
En 1953-54, il obtient une moisson exceptionnelle: champion
avec les cadets, doublé chez les juniors et, enfin, accession
en deuxième division senior.
Le grand Stade Tunisien prend donc naissance cette année-là
et son ascension vers les sommets va se poursuivre régulièrement
grace au role de locomotive joué par Noureddine Diwa
devenu, à moins de vingt ans, une véritable attraction
nationale et l'homme qui draine le grand public là ou
il se produit. L'accession en Nationale n'a été
qu'une siple formalité et la 7ème place en 1955-56
parmi l'élite était annonciatrice d'un Stade Tunisien
encore plus ambitieux sous la houlette de Rachid Turki. Le ST
achève la saison avec ce triomphe en finale de la Coupe
face au CA grace à un but de Diwa et un doublé
de Braiek. Cette première réussite donne donc
des ailes aux joueurs stadistes au point de dominer carrément
la saison 1956-57 avec seize victoires et 54 buts dont 19 inscrits
par Diwa qui a échoué de peu derrière Farzit
(20buts) dans le classement des buteurs. Mais la Coupe leur
réserve la désagréable surpirse avec cette
élimination en demi-finale face à l'Espérance,
futur vainqueur. Qu'à cela ne tienne, Diwa et ses compagnons
repartent à l'assaut des trophées dès la
repirse de la compétition. kEt jusqu'à son départ
à Limoges, en 1962, Noureddine Diwa obtient à
chaque saison un couronnement à l'exception de 1958-59
dominée par l'Espérance et l'Etoile. En 1958,
il conteste la suprématie de l'Etoile, l'empechant de
joindre la coupe au championnatm, marquant deux buts à
Kanoun en finale. L'année 1958-59 sera pratiquement blanche
aussi bien au ST qu'en sélection puisque l'Equipe de
Tunisie a trébuché face à la Hongrie B(0-3),
la Tchécoslovaquie B(0-2) et les amateurs italiens (1-2)
se montrant incapable de battre meme Malte à Tunis (0-0).
La reprise sera encore plus pénible pour nos internationaux
balayés par les joeurs de FLN sur le socre de >Huit
buts à Zéro concédés par deux gardiens
de métier (Touhami et Kanoun) et un suppléant
de fortune (Saad). Mais Diwa et ses camardes oublieront ce cauchemar
et repartent à l'assaut des Jeux Olympiques de Rome.
un nul à la valette puis une victoire à Tunis
sur le Maroc suivie d'une autre sur Malte sur le meme score
(2-0) met l'équipe tunisienne dans une position confortable.
Diwa n'a pas marqué mais a été tres entreprenant,
facilitant la tache de Majeri (3buts) et de Braiek(1but).
Quand à ses deux dernières saisons au sein du
ST, Diwa en a retenu le titre de 1961 qui n'a pas été
suivi de la coupe, n'ayant pas participé à la
seconde édition de la finale face à l'avenir.
Et ce doublé en 1962 qui a illustré la rage de
vaincre de Diwa et le parfait équilibre entre les lignes
du ST.
A vint-cinq ans et après tant de performances, Diwa
peut légitimement aspirer à une reconnaissance
et au palier supérieur: La réflexion de Fabio,
qui l'avait, auparavant, recommandé à certains
clubs italiens, lui revenanti souvent à l'esprit,"Quand
la valeur d'un joueur dépasse l'ambition de son club,
il doit trouver un autre point de chute pour s'exprimer à
fond et vivre de nouvelles sensations". Et ce fut Limoges.
Son divorce avec la sélection lui a facilité,
cette fois-ci le départ contrairement à la première
tentative havraise en 1957, quand Diwa a été déclaré
patrimoine national, donc intransférable. L'aventure
Francaise de Diwa durera cinq ans, lui procurant d'énormes
satisfactions et un deuxième surnom,"Petit Kopa"
que lui a décerné la presse francaise devant les
nombreuses similitudes entre les deux joueurs. C'était
à la suite du match en Coupe de France Reims-Limoges
disputé à Paris en 1962-63 et remporté
par Kopa et ses camardes lors des prolongations(3-2). Ce jour
là, l'ancien stadiste a fait une démonstration
de football qui a dépassé l'attente des ses recruteurs.
A trente et un ans, il commence à entrevoir la sortie.
Mais il préfère disputer les prolongation chez
lui et de préférnce à l'Espérance,
son premier amour. Et comme le temps a fait son oeuvre et que
l'hypothèque Zouiten a été levée,
Diwa endosse le maillot sang et or après quinze ans de
rupture. Son talent, demeuré intact, a suscité
l'admiration des nouvelles générations,. Il dispute
et perd la finale de 1969 face à un Club Africain souverain
à l'image de Chaibi. Et il retrouve la sélection,
l'instantané d'un match d'appui face au Maroc à
Marseille plus nostalgique que bénéfique, le tirage
au sort ayant qualifié les Marocains (2-2). Diwa vécut
ces retrouvailles avec l'Espérance et avec l'Equipe de
Tunisie comme une revanche légitime et souhaitée
quittant ainsi la compétition sans le moindre ressentiment.
Il en conserve d'innombrables souvenirs, et en premier lieu
l'immense autorité de Chedly Zouiten, un homme qui l'a
profondément marqué. Comment peut il oublier celui
qui l'éjecta en dehors de l'Espérance, qui l'empecha
d'aller disputer à Bizerte, un match cadet à cause
d'un petit retard, et qui le félicita un dimanche de
1961 pour avoir joué un role capital lors du match EST-ST(2-3)
et renverse une situation compromise pour ouvrir au Stade Tunisien
la voie du sacre. Mais Dr Ben Salem deumure son père
adoptif, Ali Cherif, Ajmi Slim et Ali Zouaoui des dirigeants
auxquels il doit beaucoup.
Aujourd'hui, l'agriculture focalise l'intéret de Diwa
et dévore l'esentiel de son temps. Le football n'est
plus alors qu'un souvenir. Pourtant, le virtuose promenait jusqu'à
1995 de beaux restes sur les rectangles verts du Zouiten et
d'El Menzah avec une nostalgie partagée par tous.
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