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Ahmed M'ghirbi
Dans la Lignée des Grands
Dans la liste des défenseurs élégants,
Ahmed M'ghirbi occupe une place de choix. Issu d'une école
qui a déjà a déjà produit Taieb
Jebali et Mohieddine Zguir, il a pu apporter au poste d'arrière
central une touche de raffinement, ce qui a finalement collé
à son image, au meme titre que sa capacité à
répondre aux autres exigences. Ceci lui a permis d'etre
durant six années l'un des piliers de l'Equipe de Tunisie
en tandem, dans l'axe central, avec, tour à tour Habacha,
M'rad et Rtima.
Né le 17 juin 1946 à la Manouba, Ahmed M'ghirbi
s'installe à l'age de six ans au Bardo, se mele à
ses ainés Abdallah, Naoui et Lahmar et constate que sur
un terrain de jeu, il est dans son jardin.. Sa première
licence minime au ST en 1958 marque le début d'une carrière
qui se pousuivra sans relache durant dix huit ans. Le football
l'accapre au point qu'il abandonne l'Emile Loubet (Lycée
Technique de Tunis) dès la 3ème année en
1963. Il s'investit, alors, dans la compétition et grace
à Wardi Berbèche, puis Ammar Nahali, s'affirme
comme une étoile montante.
En 1964-65, il est témoin du parcours stadiste qui a
conduit au sacre, se contentant du role de remplacant. Son premier
match ST-CAB (2-1) est concluant et lui donne confiance en ses
moyens. Grace à ses qualités athlétiques
avec une taille de 1,84 m et à ses qulaités défensives
évidentes, il s'impose au poste d'arrière gauche
et dispute à vingt ans la finale de Coupe face à
l'ASM. Son vis à vis direct s'appelle Tahar Anniba, l'un
des ailiers droits les plus rapides et les plus rusés.
M'ghirbi lui oppose une résistance efficace et parvient
à le neutraliser. Moncef Chérif se charge du reste
en marquant le but victorieux dans les dernières minutes.
Le ST prend ainsi sa revanche cinq ans après et M'ghirbi
obtient son premier couronnement. Ce sera, hélas, le
dernier car tout le parcours stadiste qui a suivi a été
une véritable traversée du désert, malgré
une finale en coupe en 1972 face au Club Afriain (0-1 après
prolongations). En revanche, la carrière internationale
d'Ahmed M'ghirbi a été riche, mouvementée
et éloquente. Elle débute par une victoire importante
sur la Yougoslavie olympique le 18 décembre 1966 (2-1).
Le tournoi Maghrébin de la Police le révèle
au grand public, aux cotés d'autres étoiles montantes
comme Chemmam.
En Equipe de Tunisie, il passe rapidement de latéral
gauche à l'axe central pour former avec Habacha une paire
redoutable et redoutée. Les Jeux Méditerranéens
excitent son entyhousiasme et sa motivation mais les résultats
sont loin du compte. Ahmed M'ghirbi reporte ses espoirs sur
les Jeux Olympiques de Mexico mais le Maroc après deux
nuls (1-1 et 0-0) est plus chanceux au tirage au sort. Face
à cette deuxième désillusion, il croit
à une malédiction et admet qu'il y a des moments
ou la vie devient un échec accepté.
Toutefois, il ne cède pas à la fatalité
et s'apprete à vivre un nouveau challenge, la qualification
à la coupe du monde 1970. Son association avec Mohsen
Habacha est solide. Ils affrontent tous les deux Lamas, Soukhane
et Achour le 17 novembre 1968 à Alger. Le penalty transfromé
par Amirouche n'empaechera pas M'ghirbi et son équipe
de résister puis de renverser la situation grace à
un doublé de Chakroun. Le match retour est pour olui
et ses camardes une lecon d'héroisme devant le déploiement
des professionels algériens conduits par le légendaire
Makhloufi. Comment fructifier cette qualification prestigieuse
sinon en allant encore plus loin. M'ghirbi retrouve Houmane
et le Maroc.
A Tunis comme à Casa, il parvient avec ses camardes
à préserver le buts mais l'attaque reste muette.
A Marseille, le match d'appui est riche en rebondissements et
la Tunisie se dirige vers l'élimination quand M'ghirbi
opère la montée du dernier espoir et sert sur
un plateau Chemmam qui égalise (2-2). L'espoir revient
mais M.Kitabidjan et Habacha donnet aux Tunisiens présents
l'illusion de la qualification en procédant au tirage
au sort mais, dans les vestiaires, c'est le résultat
inverse qui est validé. Avec cette troisième élimination
par les caprises d'une pièce de monnaie, M'ghirbi a le
droit de croire à sa mauvaise étoile, conforté
dans sa conviction par le parcours du Stade Tunisien.
Avec Ameur Hizem, il ouvre une nouvelle page. Elle s'annonce
prometteuse avec un match démonstratif face à
l'Egypte et son Bazouka (Abderrazak). Trois buts à Zero
est un score flatteur qui autorise plein d'ambitions en direction
des Jeux Olympiques de Munich. Le match retour est explosif.
A un quart d'heure de la fin, l'Egypte double le score et exerce
une pression énorme. M'ghirbi et Attouga repoussent tous
les assauts adverses et qulifient pur la première fois
la Tunisie aux dépens de l'Egypte. Au tour final qui
l'oppose au Maroc et au Mali, la réussite n'est pas du
coté tunisien après un Tunisie-Maroc d'une rare
intensité (3-3) et un Mali-Tunisie (2-0) qui a miné
toutes les chances de M'ghirbi et ses camarades. Dans l'intervalle,
le voyage d'Izmir a apporté d'énormes satisfacitons.
M'ghirbi commence le tournoi avec quelques craintes face à
la France qui mène jusqu'à cinq minutes de la
fin. Mais Chadroun, commpe à Alger trois ans plus tot,
renverse la situation par un doublé en une minute et
ouvre à la Tunisie la voie de la finale. Devant la Yougoslavie,
la médaille d'or a été longtempscarressée
mais le public et l'arbitre trucs qui n'ont pas digéré
l'élimination de la Turquie par la Tunisie ont influé
sur le résultat final.
Le reste de la carrière de M'ghirbi se situe à
son passage de joueur à entraineur de l'équipe
stadiste, malheursement M'Ghirbi n'a pas réussit a donné
à l'équipe stadiste l'ossature d'antan et à
quitter le navire. Repris par FTF pour entrainer avec brio l'équipe
olympique. Aujourd'hui Ahmed M'ghirbi suit toujours le football
d'un peu en retrait mais pour le moment ils s'occupent plus
de ses affaires personnelles et ne restera pas sourd si un appel
d'offre lui sera transmis.
En 2003, alors que le Stade Tunisien végète dans
le ventre mou du championnat, la direction du stade tunisien
non contente de son entraineur francais benard Casoni suite
à une défaite à Béja 3 à
0 fit appel à l'enfant du club. Revoila Ahmed M'Ghirbi
à la tete de l'équipe stadiste qui finit le championnat
à la 5ème place et surtout gagné la coupe
de Tunisie 2002-2003 après avoir éliminer coup
sur coup l'Espérance de Tunis et faire tomber le Club
Africain en Final. Ahmed M'ghirbi n'a pas voulu continuer à
la tete de l'équipe pour la saison 2003-2004, il a voulu
sortir cette fois-ci par la grande porte.
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