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Abdallah Trabelsi
Le rempart Stadiste
L'idole de Abdallah Trabelsi s'appelle Sadok Sassi dit Attouga.
A première vue, cela semble logique mais il n'est pas
fréquent que le joueur soit plus agé que son idole,
ce qui atteste autant du charisme de Attouga que de l'humilité
et de l'objectivité de Abdallah. L'explication est simple
: quand Attouga était déjà à dix
huit ans un gardien de but confirmé rivalisant avec Zarga
et Kanoun, Abdallah, lui, se contentait de quelques rares apparitions
comme suppléant de Smaoui et Assila. Le stadiste a eu,
donc, tout le loisir d'apprécier les grandes qualités
de celui qui domiera le football tunisien quinze ans durant
et d'apprendre à ses cotés, en sélection
ou tes les fois que le ST affrontait le CA, ce qu'exige ce poste
délicat de gardien de but.
Il faut dire que ce gardien longiligne avec ses 1,85 m a fait
un excellent apprentissage et que sa patience a été
récompensée. Car le découragement n'a jamais
gagné ce footballeur qui a abandonné ses études
dès la 6ème année primaire par amour et
attachement à son sport favori. Quand il a signé
sa première licence au ST en 1959 dans la catégorie
des cadets ( il est né le 14 aout 1942 ), il espérait,
grace à son talent, réaliser des performances
au sein d'un club aux premières loges du football tunisien.
Ses compagnons eurent leur chance avant lui : Deffala, Refai,
voire B. Kerrit et Moncef Cherif, ses ainés de deux ans.
Abdallah se contentait de gérer une marge très
réduite et à la succession du grand Russo, il
n'était pas encore tout à fait pret. Il demeure
en ballottage durant trois saisons avec Assila.
Abdallah continue à jouer par intermittence car Assila
a les préférences de l'entraineur Ammar Nahali.
Cette situation le contrarie sans le décourager alors
que certains joueurs plus jeunes tels Lahmar se sont déjà
imposés au sein de l'équipe fanion. Il sest vrai
que le football procure des fortunes diverses. Abdallah, pour
l'avoir compris, est préparé à saisir sa
chance de manière définitive dès qu'elle
se présente. Son attente et sa persévérance
seront, enfin, récompensées. Dès 1966,
il devient l'inamovible gardien de but du Stade Tunisien après
avoir gouté au plaisir du sacre la saison précédente
sans, toutefois, y contribuer substantiellement. Il se rattrapera
de très belle manière en réalisant une
brillante saison couronnée par la troisième place
ex-aequo avec l'Avenir Sortif de la Marsa. Les deux équipes
se retrouvent à nouveau à la meme hauteur en se
hissant en finale de la Coupe et Abdallah a hate de jouer un
role prépondérant. Il y parvient en s'appuyant
sur Mohieddine, Mghirbi et autres Keffala pour préserver
ses filets, malgré la qualité des attaquant adverses
: Anniba, Mezghouni, Klibi et surtout Merrichko le bourreau
du ST en 1961. Avec le but assassin de Moncef Chérif,
Abdallah peut, enfin, exulter.
Le Bardo revit, alors, une nuit particulièrement euphorique.
Mais personne, encore moins Abdallah, ne s'imaginait que ce
sacre allait etre le dernier pour le Stade Tunisien à
ce jour.Abdallah n'avait pas le temps de penser à ce
qui allait advenir. Avec les Jeux Méditerranéens
de Tunis, Abdallah espère vivre un événement
sportif exceptionnel. Il y croit jusqu'au match d'appui face
à l'Espagne, disputant sa première rencontre officielle.
Il s'a cquitte convenablement de sa tache mais le nul (1-1)
conduit au tirage au sort et ce fut la fin des illusions. A
Izmir, quatre ans plus tard, il est du voyage en compagnie de
ses camarades du ST, A. Mghirbi et Fawzi Dahmani. Le premier
est l'inamovible libero, le second un attaquant d'appoint et
lui, le suppléant au cas ou Attouga...Il se contente
de suivre les performances de l'équipe jusqu'à
la finale face à la Yougoslavie. Au sein du St, Abdallah
doit vivre une transition difficile, Lahmar étant parti
à Bel Abbès, Moncef Chérif ayant raccorché
prématurement, Mohieddine et Brahim Kerrit étant
moins performent. Le ST joue, néanmoins, les troubel-fetes,
accède en 1972 en Finale aux dépens de l'Espérance
mais échoue devant un Club Africain disposant d'un atout
supplémentaire : la puissance. Abdallah et sa défense
résistent jusqu'aux prolongations et c'est Moncef Khouini
qui, à la Gerd Muller, inscrit le but décisif.
Il était écrit que le ST sera maintenu à
l'écart des couronnements. La saison 1972-73 confirme
les difficultés du club du Bardo et Abdallah craint la
dégénérescence. La huitième place
et une élimination précoce en coupe lui dictent
de s'en aller, laissant à Hlaiem le soin de lui succéder.
En sélection, il a vécu avec Tunisie-Autriche
(3-3) un moment exceptionnel. C'était le 20 février
1972? date de sa dernière apparition internationale car
Tabka puis Ghazi limanm assureront les rares remplacements de
l'inamovible Attoug. Ce gardien de but aux qualités athlétiques
et techniques évidentes a assurément laissé
une image très positive grace à sa souplesse,
ses détentes et ses superbes plongeons. On l'appelait
le gardien de but qui plonge tout le temps. Abdallah, aurait
pu réussir une ezxpérience professionelle en Turqui
après un certain Tunisie-Turquie (0-0), le 22 janvier
1967, mais le véto de la FTF et du ST a amené
le joueur à y renoncer.
Du Football, Abdallah conserve des souvenirs plus ou moins
vagues mais reconnait qu'il a gagné l'estime des autres
et une renommée qui lui apporte la joie, lui, l'éternel
célibataire qui se contente de revivre le football à
travers ses focntions à la Municipalité de Tunis.
Les hommes qui l'ont marqué s'appellent Ali Chérif,
Ajmi Slim, Hédi Enneifer, Jilani Baccar, Hentati et Beji
Mestiri chez les dirigeants,Nahali, Ben Nacef, Kristic et Fabio
parmi les entraieneurs et bahri, Belkhouas, B.Ali, Barka et
Boudabbous comme Arbitres.
Abdallah s'est occupé à un certains moment des
gardiens de buts du ST, avant de rester à l'écart
tout en se melant à la vie de tous les jours, du club.
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